La démocratie se limite-t-elle à noircir une case
tous les quatre ou cinq ans ?

Orientations des partis politiques en...

 

Économie :
ADQCAQONPLQPQQS
Éducation :
ADQCAQONPLQPQQS
Environnement :
ADQCAQONPLQPQQS
Santé et services sociaux :
ADQCAQONPLQPQQS

 


Quelques réflexions

  • Ceux qui affirment que pour redistribuer la richesse, il faut d'abord la produire, se trompent ou défendent une conception élitiste et inégalitaire de la société. Issue en général des couches sociales les plus favorisées, cette thèse est mystificatrice car elle laisse supposer que, en l'absence d'un accord social préalable sur la redistribution des gains de productivité entre capital et travail, la redistribution par les libres forces du marché se fera également dans l'intérêt de l'ensemble de la population, en faveur du bien commun. Ce qui est manifestement faux.
    Riccardo Petrella, Le bien commun : Éloge de la solidarité, p.23
  • [...] l'article 72 de la nouvelle Constitution vénézuélienne (que Chavez a lui-même fait voter en 99) permet d'organiser un référendum révocatoire à mi-mandat. Tout mandataire - qu'il s'agisse d'un maire, d'un gouverneur ou même du président - peut être démis de ses fonctions si 20% de l'électorat le demande et si le vote obtient une majorité supérieure à celle qui l'a élu.
    Michel Collon, Les 7 péchés d'Hugo Chavez, p.214
  • Only an alert and knowledgeable citizenry can compel the proper meshing of the huge industrial and military machinery of defense with our peaceful methods and goals, so that security and liberty may prosper together. Eisenhower, January 17, 1961
    Peter Phillips, Censored 2011
  • Pour leur faire prendre leur mal en patience, les hommes politiques évoquent la «crise». Un peu comme au Moyen Age les prêtres évoquaient la colère de Dieu. Personne n'y est pour rien il faut attendre que cette colère s'apaise. Le mot «crise» désigne un épisode qui a un commencement et une fin, à l'image d'une crise de larmes: lorsqu'elle sera terminée, tout redeviendra comme avant. p. 151
    Albert Jacquard, J'accuse l'économie triomphante, p.151
  • C'est en buvant une tasse de thé dans la salle à manger de la Chambre des lords, à Londres, qu'un reporter du Sunday Times a trouvé la réponse. Se faisant passer pour un industriel taïwanais désireux de développer ses activités au Royaume-Uni, il a demandé à plusieurs lords d'user de leur influence pour modifier un règlement fiscal en discussion à cette époque. Les quatre parlementaires interrogés séparément ont répondu favorablement à la requête, en indiquant leur tarif : de 1 000 à 5000 livres par jour de « travail L'affaire, début 2009, fit quelque bruit au royaume de Sa Majesté. Le plus étonnant est qu'un an plus tard, quand le journal renouvela l'expérience avec des députés de la Chambre des communes, le résultat fut identique : un ancien ministre de la Défense, Stephen Byers, indiqua au micro caché qu'il «était comme un taxi à louer», pour 5000 livres la journée.
    Hervé Kempf, L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie, p.61
  • Une entreprise qui opère dans plusieurs pays peut, en principe, déplacer ses profits là où l'impôt sera le plus bas. Elle vendra à une filiale à un prix inférieur au marché, et ne fera donc pas de profit dans le pays d'où part le produit et en fera dans le pays où il arrive pour être vendu au prix de marché. Ou bien, dans le sens inverse, elle exigera des honoraires de gestion exorbitants à sa filiale, qui ainsi déclarera zéro profit ou des pertes pendant que la société mère déclarera des profits gonflés.
    Jacques Parizeau, La souveraineté: hier, aujourd'hui et demain, p.219
  • Parmi les principales dérogations fiscales, citons aussi les dispositions qui permettent à des entreprises, notamment les compagnies pharmaceutiques, de transférer dans des pays étrangers à faible fiscalité des bénéfices comptabilisés, ce qui coûte encore des milliards; selon une étude récente, l'« évitement fiscal » des multinationales prive les finances publiques de 50 milliards de dollars par an environ. »
    Paul Krugman, L'Amérique que nous voulons, p.312
  • «S'il y a dans ce pays des hommes assez forts pour posséder le gouvernement des États-Unis», disait Woodrow Wilson en 1913, en des termes presque inconcevables dans la bouche d'un président moderne, « ils le posséderont ».
    Paul Krugman, L'Amérique que nous voulons, p.302
  • Et des preuves convaincantes démontrent que c'est la hausse de l'inégalité qui fait monter le scepticisme et la méfiance, et confère ainsi aux États-Unis un profil de plus en plus latino-américain. [...] Eric Uslaner et Mitchell Brown le soulignent (avec de multiples données à l'appui) : « Dans un monde de nantis et d'indigents, et quel que soit le pôle où l'on se trouve, on n'a guère de raison de croire qu"'on peut faire confiance à la plupart des gens". [...] La confiance sociale a pour socle l'égalité économique. »
    Paul Krugman, L'Amérique que nous voulons, p.304
  • Tout cela envoie aussi des messages forts auxquels les jeunes sont réceptifs, et c'est ainsi que notre société est modelée. Lorsque nous taxons les profits des spéculateurs bien plus légèrement que les revenus des travailleurs qui gagnent durement leur vie, non seulement nous incitons davantage de jeunes à s'orienter vers la spéculation, mais nous disons, concrètement, qu'en tant que société nous estimons davantage la spéculation.
    Joseph Stiglitz, Le triomphe de la cupidité, p.340
  • «Personne n'est une île .» Ce que nous faisons a de gros effets sur les autres; et si nous sommes ce que nous sommes nous le devons au moins en partie aux efforts des autres. En pratique, le modèle de l'individualisme américain a fonctionné d'une façon assez curieuse: les gens s'attribuent le mérite des succès mais ne se sentent pas responsables des échecs, ni des coûts imposés aux autres.
    Joseph Stiglitz, Le triomphe de la cupidité, p.346
  • Paralogisme informel - Le faux dilemme : Un faux dilemme survient lorsque nous nous laissons convaincre que nous devons choisir entre deux et seulement deux options mutuellement exclusives, alors que c'est faux. En général, lorsque cette stratégie rhétorique est utilisée, l'une des options est inacceptable et rebute tandis que l'autre est celle que le manipulateur veut nous voir adopter. Exemple :Si on ne diminue pas les dépenses publiques, notre économie va s'écrouler.
    Normand Baillargeon, Petit cours d'autodéfense intellectuelle, p.61
  • Paralogisme informel - L'appel à l'autorité : - Giuseppe, que ferons-nous de ce soldat ? Tout ce qu'il raconte est ridicule. - Excellence, faites-en un général : tout ce qu'il dira sera tout à fait sensé.
    Normand Baillargeon, Petit cours d'autodéfense intellectuelle, p.68